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Soutenance de thèse

publié le

Elise Douville

le 16/12/2010 à Nantes, site de la Géraudière à 14h00

Chez les Dicotylédones, les tubes criblés contiennent du saccharose transporté à longue distance par flux de masse et des inclusions protéiques, appelées protéines P. Chez A. thaliana, les protéines P se trouvent sous forme de filaments et des études d ??immunolocalisation ont confirmé que les PP2s sont associées aux protéines P. Deux gènes PP2 sont exprimés spécifiquement dans le phloème : AtPP2-A1 et AtPP2-A2. A partir d ??observations microscopiques, il a été émis l ??hypothèse que les protéines P pourraient, en réponse à des blessures du phloème, participer à l’occlusion des tubes criblés par des mécanismes d ??assemblage particuliers. Afin de vérifier cette hypothèse, les protéines recombinantes PP2-A1 et PP2-A2 ont été produites dans E. coli et leurs structure et autoassemblage ont été étudiés dans différentes conditions physico-chimiques, proche des conditions de la sève élaborée.
Les protéines PP2-A1 et PP2-A2 sont présentes en solution sous forme d’oligomères allongés quel que soit le pH, avec un degré d’oligomérisation N plus élevé pour PP2-A2 que pour PP2-A1. Ces résultats obtenus par diffusion des rayons X aux petits angles et les observations réalisées en microscopie électronique, suggèrent que les oligomères s’auto-associent pour former des structures torsadées filamenteuses. L ??augmentation de la force ionique amplifie l ??auto-association de PP2-A1 et A2. En revanche, la présence de calcium, de saccharose ou la vitesse de cisaillement n ??affecte pas l ??auto-association de PP2-A1. L ??ensemble de ces résultats suggèrent que la présence de PP2 n ??altère pas le flux de sève élaborée dans les tubes criblés.