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Nature de la transition de Landau-Levich

Giles Delon, LPS Orsay

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Un solide peut être recouvert d’un film mince de liquide quand celui-ci est retiré à vitesse constante en dehors du liquide. Ce processus d’enduisage par trempage a été initialement étudié par Landau et Levich. Dans le cas du mouillage partiel, il y a une vitesse seuil en dessous de laquelle le ménisque est stable et le solide reste sec. Nous étudions la transition de mouillage dynamique entre les deux états : à petite vitesse, un ménisque stable, à haute vitesse l’entraînement d’un film liquide. Il a été prédit qu’une ligne de contact devient instable pour une valeur du nombre capillaire supérieure à une valeur critique Cac et qu’une modulation périodique de la ligne de contact relaxe alors en un temps infini.


Film liquide déposé sur une plaque non-mouillante sortant d'un bain d’huile silicone.

Au cours de nos expériences, l’entraînement du liquide apparaît pour un nombre capillaire Ca* inférieur à Cac. Le comportement critique attendu à Cac est alors évité. On observe alors une relaxation de la ligne de contact en un temps fini. La vitesse seuil coïncide exactement avec la vitesse que connaît la ligne de contact au-delà de la transition. L’apparition de cette transition prématurée est expliquée par la nucléation d’un bourrelet capillaire qui se propage à l’intérieur du film liquide. Les caractéristiques du bourrelet déterminent la vitesse seuil d’entraînement du liquide. Les observations sont comparées avec un modèle hydrodynamique
multi-échelles.